Conseil municipal: soupçons sur le SIVOM et chantiers divers
dimanche 19.12.2010, 05:15 – La Voix du Nord
MARCQ-EN-BARŒUL
Après le débat d’orientations budgétaires (notre édition d’hier), un autre point … a divisé majorité et oppositions,jeudi à Marcq il touche à l’adhésion au SIVOM Alliance Nord-Ouest. Le conseil avait décidé cette adhésion en juin. Il devait la confirmer, pour les compétences réseau câblé et emploi, mais aussi pour la compétence service civique, apparue entretemps.
D’accord pour l’emploi et le câble, Marc Deleury (PS) s’est montré « plus sceptique voire réservé sur le service civique, qui nous semble appartenir à une logique de territoire. Le SIVOM prendrait une autre dimension », avec des villes de l’opposition communautaire. « On y voit le risque d’un contournement de la communauté urbaine. On voudrait l’assurance qu’il n’y ait pas de dérive partisane. » Martine Roussel-Vanhee (PC) a redouté que le service civique ne soit « détourné pour d’autres buts », devienne « un moyen de ne pas mettre fin au scandale du chômage et de la sous-formation des jeunes ». Le maire a tâché de réduire la méfiance de ses opposants : « Je pensais qu’il était intéressant de réfléchir de façon intercommunale sur certains sujets. Le réseau câblé, c’est évident. Le bassin d’emploi, tout le monde l’admet. Le service civique n’est pas une compétence très importante et restera faible. Mais nos villes sont partagées par des cours d’eau, ces jeunes pourraient travailler à leur aménagement… Je n’y vois pas de main mise politique, et j’ai de très bonnes relations avec les maires de Saint-André, Wambrechies et Lambersart (les deux premiers, opposés à l’élargissement du SIVOM à la carte). » Bernard Gérard n’a pas totalement convaincu. Le PC, le PS et le MoDem se sont abstenus.
>Habitat et Humanisme. L’association se voit confier la réhabilitation du 7, contour de l’Église, qui appartient à la ville. Les travaux (105 000 E), destinés à créer du logement social, seront essentiellement financés par l’association, qui pourrait bénéficier d’un prêt locatif aidé d’intégration. La ville lui versera une subvention de 20 000 E et ne lui demandera aucun loyer pendant quinze ans. Au terme de ce bail, la mairie récupérera la maison. Unanimité.
> 400 m² à 90 E par mois, rue des Acacias. C’est ce que la ville demande aux Marcquois voisins d’une parcelle dont elle est propriétaire. Martine Roussel s’est plus qu’étonnée du faible loyer demandé. Mais l’occupation dure depuis vingt ans, la parcelle est inaliénable, ce n’est ni un bâtiment ni un garage. « On ne peut vendre ce terrain avant six ans, a indiqué Annette Darnel, adjointe. À ce moment-là… » > Coût du Petit Prince. Après le choix de l’architecte (agence Goulard-Brabant de Marcq) pour aménager le parc du Petit Prince, boulevard Clemenceau, le conseil devait être informé du coût prévisionnel de l’opération. Il s’élève à 1,9 ME.
> Croissance des Boutons d’or. Depuis septembre, la halte-garderie des Boutons d’or, au centre social de Marcq, propose 20 places au lieu de 15. Les travaux ont été réalisés par le centre, qui demande une aide de 19 000 E, dont 12 000 E pour le fonctionnement. Accordée à l’unanimité, même si Martine Roussel a jugé l’offre globale « petite enfance » insuffisante. « Nous y consacrons 2,4 M E par an », a répliqué le maire.
> Bike and Run. Diverses aides ont été votées. Relevons les 1 000 E alloués à l’Athlétic-club, pour une manifestation inédite. Le 5 février à l’hippodrome, en nocturne, deux athlètes se relaieront à la course et au vélo, sur 12 km (bike and run) et un duathlon fera s’enchaîner course et VTT. • C. F.