De la sécurité (réponse)
Voici la réponse que j’ai adressée à l’observatoire marcquois qui s’est enfin lancé dans un travail comparatif de bon aloi.
Bonsoir,
Je vois que mon programme en matière de sécurité vous pose problème. Alors en trois points, voici quelques éléments de réponse.
Tout d’abord, la sécurité doit être déconnectée de tout débat Gauche/Droite. Je note néanmoins que les réponses sur le pouvoir d’achat étant inexistantes de la part de l’UMP, on ressort les grelots de la sécurité pour essayer d’amortir les mécontentements.
Sur le fond :
1- Il ne s’agit pas d’opposer répression et prévention, mais de bien mailler des sanctions et une prévention active qui repose sur des professionnels formés et reconnus comme tels. Cela concerne les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales notamment.
2- La sanction doit être immédiate et proportionnée. Cela peut poser problème du point de vue de la défense du prévenu. Mais attendre 3 à 6 mois rend déjà la peine inefficace notamment pour les primo-délinquants.
Il faut donc intervenir vite, alerter, dissuader, détecter et interpeller. C’est en ce sens que la police de proximité à son rôle à jouer en liaison avec d’autres acteurs comme les proviseurs de collége, les assistantes sociales, la médecine scolaire, les juges pour enfants, les élus locaux.
Ainsi, plutôt que d’inventer des usines à gaz qui ne marchent pas comme « la pose de caméras dans certains quartiers », pourquoi ne pas appliquer les textes en vigueur ??. Le conseil local de prévention de la délinquance (selon mes informations) ne s’est réuni à MARCQ qu’une seule fois en 6 ans !!!. C’est pourtant un lieu où tous les acteurs de la répression et de la prévention peuvent se concerter, analyser et définir les actions ensemble. L’action convergente de tous ces acteurs sera plus efficace que des caméras, système coûteux, qui induit un fliquage davantage qu’une véritable politique de sécurité.
3- Agir sur l’insécurité c’est d’abord :
- remettre tous le monde dans le circuit de l’emploi
- redonner aux jeunes le sens des responsabilités
- aider les parents qui craquent sous le poids des difficultés sociales et financières.
Notre maison de la famille y répond partiellement, la police de proximité pour partie également. Il s’agit pour la police municipale de mieux analyser le terrain, alerter et dissuader au sein de tous les quartiers sans tomber dans le copinage. Par ailleurs, d’autres politques départementales, régionales et nationales devront agir en complément.
Comme vous le voyez je suis loin de la vision angélique que l’on prête souvent à la gauche. Je crois à des solutions qui se combinent entre elles en fonction du territoire et de la sociologie du territoire, avec deux principes forts : une sanction immédiate et une prévention active permanente.
Si dans mon programme, je reste assez générique, c’est que la sécurité est plus complexe que la simple pose pose de caméras, ne fut-ce que dans certains quartiers (pourquoi ceux-là d’ailleurs?) en pensant dormir tranquille aprés!!.
Je me félicite que la sécurité appartienne au programme de plusieurs listes car même à Marcq le problème existe. Le Maire sortant a souvent occulté cette réalité par omission ou en sous-estimant les choses. Il ne faudrait donc pas que le programme UMP ne soit que l’étalage de recettes démagogiques le temps d’une campagne.
Enfin, quand je lis « MARCQ ENTREPRENANTE » installer des caméras en ville, je reste songeur !. Décidément, le battement d’aile du papillon vert UMP nous plonge dans le degré zéro de la politique.
Philippe HARQUET