L’enjeu des retraites : l’art de la gesticulation comme remède

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L’enjeu des retraites : l’art de la gesticulation comme remède
Ainsi donc, le dossier des retraites est ouvert une nouvelle fois par la Droite, M. Sarkozy et M. Fillon, c’est-à-dire les mêmes qui en 2003 ont clamés hauts et forts que la réforme réglait tous les problèmes et que ça y est, ils avaient sauvés nos retraites !!.
Revoilà, sept années plus tard, un remake du même scénario. Le contexte est des plus favorables pour le gouvernement :
Absence de diagnostic partagé entre les différents acteurs publics et sociaux, gouvernement, partis politiques.
Absence de méthode d’analyse et de démarche de négociation (qui ? quand ? sur quelles bases ? à partir de quels principes ? une réforme pour quel objectif in fine ?).
Incohérences sur l’état réel ou supposé à court et long terme sur les comptes sociaux, la démographie et l’équilibre du marché de l’emploi à moyen terme.
Pourtant, tout indique qu’il est nécessaire de retravailler le sujet des retraites car contrairement à la fable de M. Fillon, le financement des retraites n’est pas assuré, notamment parce que la croissance n’est pas là. C’est exactement, ce que les Socialistes disaient au même M. Fillon en 2003. Sa réforme n’était qu’une rustine car les financements n’étaient pas assurés dés 2003 !!.
Alors, M. Sarkozy a trouvé la solution : discutons en vite et bouclons le sujet une fois pour toute. Reste à savoir ce qu’il y a à négocier ?? Eh bien, …rien. Ni le calendrier, ni la méthode, ni les pistes à explorer, le tout sans diagnostic partagé.  Ah si, M. Sarkozy est d’accord pour les photos et poignets de main sur le perron de l’Elysée comme avant-hier quand il a reçu tous les syndicats, lui-même s’il vous plait !! Quel honneur !.. Eh bien, on se demande pourquoi il n’annonce pas la réforme, puisqu’il n’y a rien à négocier , que le gouvernement exclue tout débat sur les nouvelles ressources pour financer les retraites et que dés maintenant nous savons qu’en septembre prochain tout sera bouclé.
Baisse des taux de pensions, allongement du nombre de trimestres obligatoires, capitalisation la plus large possible, voilà qui est déjà  tout prêt. M. Sarkozy recherche juste l’entrée et le dessert pour servir la dinde farcie et mieux faire passer les plats sans en avoir l’air. En 2003, c’était la CFDT qui s’était lancée, à qui le tour cette année ??!!.
En réalité, il serait plus sage de décréter que les retraites doivent être un sujet de consensus national. La négociation entre acteurs sociaux, gouvernements et tous les partis politique serait le cadre principal. Dés lors, placées hors d’enjeux électoraux ou de mise en scène médiatique, les solutions en seront plus pérennes car partagées par toute la collectivité nationale. C’est simple, mais au dessus des forces de M. Sarkozy qui ne recherche que la manipulation politicienne pour renforcer son pouvoir.
L’enjeu des retraites : l’art de la gesticulation comme remède
Ainsi donc, le dossier des retraites est ouvert une nouvelle fois par la Droite, M. Sarkozy et M. Fillon, c’est-à-dire les mêmes qui en 2003 ont clamés hauts et forts que la réforme réglait tous les problèmes et que ça y est, ils avaient sauvés nos retraites !!.
Revoilà, sept années plus tard, un remake du même scénario. Le contexte est des plus favorables pour le gouvernement :
Absence de diagnostic partagé entre les différents acteurs publics et sociaux, gouvernement, partis politiques.
Absence de méthode d’analyse et de démarche de négociation (qui ? quand ? sur quelles bases ? à partir de quels principes ? une réforme pour quel objectif in fine ?).
Incohérences sur l’état réel ou supposé à court et long terme sur les comptes sociaux, la démographie et l’équilibre du marché de l’emploi à moyen terme.
Pourtant, tout indique qu’il est nécessaire de retravailler le sujet des retraites car contrairement à la fable de M. Fillon, le financement des retraites n’est pas assuré, notamment parce que la croissance n’est pas là. C’est exactement, ce que les Socialistes disaient au même M. Fillon en 2003. Sa réforme n’était qu’une rustine car les financements n’étaient pas assurés dés 2003 !!.
Alors, M. Sarkozy a trouvé la solution : discutons en vite et bouclons le sujet une fois pour toute. Reste à savoir ce qu’il y a à négocier ?? Eh bien, …rien. Ni le calendrier, ni la méthode, ni les pistes à explorer, le tout sans diagnostic partagé.  Ah si, M. Sarkozy est d’accord pour les photos et poignets de main sur le perron de l’Elysée comme avant-hier quand il a reçu tous les syndicats, lui-même s’il vous plait !! Quel honneur !.. Eh bien, on se demande pourquoi il n’annonce pas la réforme, puisqu’il n’y a rien à négocier , que le gouvernement exclue tout débat sur les nouvelles ressources pour financer les retraites et que dés maintenant nous savons qu’en septembre prochain tout sera bouclé.
Baisse des taux de pensions, allongement du nombre de trimestres obligatoires, capitalisation la plus large possible, voilà qui est déjà  tout prêt. M. Sarkozy recherche juste l’entrée et le dessert pour servir la dinde farcie et mieux faire passer les plats sans en avoir l’air. En 2003, c’était la CFDT qui s’était lancée, à qui le tour cette année ??!!.
En réalité, il serait plus sage de décréter que les retraites doivent être un sujet de consensus national. La négociation entre acteurs sociaux, gouvernements et tous les partis politique serait le cadre principal. Dés lors, placées hors d’enjeux électoraux ou de mise en scène médiatique, les solutions en seront plus pérennes car partagées par toute la collectivité nationale. C’est simple, mais au dessus des forces de M. Sarkozy qui ne recherche que la manipulation politicienne pour renforcer son pouvoir.

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