L’obsession sécuritaire : le remède miracle de la Droite UMP !

Posted in: Acualités-Débats |

Cette obsession sécuritaire de l’UMP n’a pour seul objet, que l’effet d’affichage : plus sévère que l’UMP tu meurs !!.  L’objectif n’est pas d’assurer le droit légitime à la sécurité de circulation des françaises et des français, mais de courir à des fins électorales derrière l’extrême droite pour mieux cacher son incapacité à gouverner correctement.

Je ne partage pas cette pratique qui conduit soit à « pondre » des règles et des textes inapplicables soit au contraire à faire que tout acte, même les plus citoyens, usuels ou anodins deviennent tous passibles de sanctions pénales.

En voici un exemple, tiré de la « loi poubelle » « LOPPSI2» :

  • L’article 2 de la loi LOPPSI2, a vu son champ d’application élargi par deux amendements de l’UMP et du Centre au Sénat. L’amendement introduit un nouveau délit. « Le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, de l’identité d’un tiers ou de données de toute nature permettant de l’identifier, en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d’autrui, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Est puni de la même peine le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, de l’identité d’un tiers ou de données de toute nature permettant de l’identifier, en vue de porter atteinte à son honneur ou à sa considération. »

Lors des débats à l’Assemblée, l’opposition avait demandé la suppression de cet article, estimant que le droit permettait déjà de sanctionner les usurpations d’identité et que sa formulation vague ouvrait la porte à des interprétations dangereuses pour la liberté d’expression. « Nous ne sommes plus dans le délit d’usurpation d’identité, mais dans le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, ne serait-ce qu’une fois, ‘de l’identité d’un tiers ou de données de toute nature permettant de l’identifier. (…) 

Les éditeurs de services communautaires font le même constat et jugent que, dans sa formulation actuelle, cet article pourrait sanctionner « le fait d’identifier nommément [taguer] quelqu’un sur une photo sur un réseau social » ou « le fait de critiquer qui que ce soit sur un blog ». Taguer des personnes sur des photos est une pratique très courante sur le réseau social Facebook. L’association demande aux sénateurs de « retenir une rédaction plus proportionnée (…) qui ne mette pas en péril la liberté d’expression des internautes français et le développement des sites communautaires ».

Voilà comment à partir d’ un principe inattaquable « l’usurpation d’identité » car qui prétend qu’il ne faut pas lutter contre cela !, l’UMP foule aux pieds la liberté d’expression.

Au lieu de s’attaquer réellement aux bandes et groupes structurés qui usurpent volontairement et à des fins délictueux l’identité des honnêtes gens, l’UMP rend dangereuse pour chacune et chacun d’entre nous l’application des textes de lois.

Commentez cet article