QUESTIONS DIRECTES A SEGOLENE ROYAL

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Extrait  chat internaute Le Monde 10/12/10

« Avoir été candidate ne donne ni droit, ni interdit »

Plok : Qu’est-ce qui, pour le PS, est le plus important : un programme consensuel ou un candidat charismatique capable de faire l’unanimité ?

Ségolène Royal : Pour gagner, il faut trois choses : un candidat, une équipe et un projet. Il faudra le moment venu, dès que la dynamique de la bataille électorale commencera, que tout cela soit en cohérence. Et c’est bien évidemment le candidat ou la candidate entouré(e) de son équipe solidaire et combative qui donnera de la crédibilité et de l’enthousiasme au projet.

Plok : Quel sera, pour vous, le thème prioritaire de la campagne ?

Ségolène Royal : Il y en aura plusieurs. C’est évident. Mais vous comprendrez qu’il soit encore un peu tôt pour les définir publiquement. En ce moment, je me bats pour trois thèmes : l’emploi des jeunes, la croissance verte et la lutte contre la crise morale.

socialisme : Qu’est-ce qui vous distingue politiquement de Dominique Strauss-Kahn  ?

Ségolène Royal : Ce qui m’intéresse, ce n’est pas ce qui distingue les socialistes entre eux, mais ce qui les rapproche ou la façon dont ils se complètent les uns les autres. Pour construire une équipe solide, diverse, offensive, qui veut gagner. S’il y a des différences, elles se verront au cours des primaires.

Abécé : La gauche française n’a-t-elle pas surtout besoin de clarification ? Un clivage entre son aile gauche et son aile sociale libérale n’est-il pas inévitable aujourd’hui ? Le PS d’antan n’a-t-il pas vécu ?

Ségolène Royal : Je vois la diversité des gauches comme une richesse, et pas comme un handicap. Car nous avons à résoudre des problèmes complexes et je pense que certains ont besoin d’une forme de radicalité et d’autres, de la construction d’une convergence. Il faut donc puiser dans les deux – ou trois – identités du PS pour bâtir l’avenir.

Ardicus : Si le président Sarkozy revient au débat classique sur la sécurité, quelle sera la stratégie du PS ?

Ségolène Royal : Je considère que la question de la sécurité est essentielle pour la gauche, car ce sont les Français les plus précaires qui subissent aussi l’insécurité au quotidien. Les insécurités se cumulent : insécurité sociale, insécurité éducative, insécurité sanitaire, et insécurité dans la rue, dans le quartier ou dans l’école. Donc c’est au coeur du combat pour la justice.

C’est un tort d’avoir laissé ce sujet à la droite. Pour ma part, je ne le lui ai jamais laissé, même si j’ai été dénigrée dans mon propre camp lorsque j’ai proposé l’encadrement militaire de délinquants. Le Parti socialiste a évolué, il est beaucoup plus conscient de l’urgence. Mais il reste du travail à faire.
Rémi : Bonjour Madame  Royal. Concernant le thème de l’immigration, ne vaut-il pas mieux que le PS prenne les devants et ne laisse pas l’intégralité de ce thème à l’UMP et au FN ?

Ségolène Royal : Aucun thème n’est tabou. Mais c’est à nous d’être à l’offensive et pas sans arrêt en réponse. Aucun sujet ne me gêne. Il faut construire notre projet, y compris sur la question des migrations internationales, sinon, on est piégé dans un discours d’indignation qui ne fait que valoriser les thèses que l’on combat.

Wilfried : Sur le fond, que pensez-vous de « l’occupation » de la rue Myrha (par des musulmans qui prient dans la rue, pour reprendre les termes de Marine Le Pen – NDLR) ? Quelles solutions proposeriez-vous ?

Ségolène Royal : Je pense que la laïcité telle qu’elle a été inscrite dans la Constitution s’accompagne de la liberté d’exercice du culte. Par conséquent, les convictions religieuses doivent pouvoir s’exercer dignement dans des lieux suffisamment grands.

SEGOLENE ROYAL A LA RENCONTRES DES FRANÇAIS :

Samedi dernier, prés de deux cent coordinateurs de Désirs D’avenir se sont réunis autour de Ségolène Royal pour lancer ses rencontres avec les français.

Dans ce discours de mobilisation, trois idées fortes :

· « Mes équipes d’accompagnement, c’est vous ! » ce qui confirme la spécificité de Désirs D’avenirs comme la force de terrain qui ira au contact des françaises et des français.

· « Nous sommes au service de la France ». Ségolène Royal poursuit sa logique politique de parler et d’agir au-delà de la Gauche pour rassembler toutes celles et tous ceux qui défendent la Démocratie et le Progrès.

· « Redonner la crédibilité à la parole publique ». Abîmée par la Droite et surtout par Nicolas Sarkozy et son gouvernement fantôme, la parole publique doit être réhabilitée pour mener des politiques efficaces et justes. C’est le sens profond de son engagement, qui est plus que jamais d’actualité.

Tels sont les combats auxquels Ségolène Royal nous invite pour faire de la France un pays de réussite et d’excellence où la Fraternité, la Solidarité et l’Exemplarité seront le socle du renouveau du pacte républicain français.

Rémi : Bonjour Madame  Royal. Concernant le thème de l’immigration, ne vaut-il pas mieux que le PS prenne les devants et ne laisse pas l’intégralité de ce thème à l’UMP et au FN ?
Ségolène Royal : Aucun thème n’est tabou. Mais c’est à nous d’être à l’offensive et pas sans arrêt en réponse. Aucun sujet ne me gêne. Il faut construire notre projet, y compris sur la question des migrations internationales, sinon, on est piégé dans un discours d’indignation qui ne fait que valoriser les thèses que l’on combat.
Wilfried : Sur le fond, que pensez-vous de « l’occupation » de la rue Myrha (par des musulmans qui prient dans la rue, pour reprendre les termes de Marine Le Pen – NDLR) ? Quelles solutions proposeriez-vous ?
Ségolène Royal : Je pense que la laïcité telle qu’elle a été inscrite dans la Constitution s’accompagne de la liberté d’exercice du culte. Par conséquent, les convictions religieuses doivent pouvoir s’exercer dignement dans des lieux suffisamment grands.

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